Fermail et Nosche

Ensuite le fermail est un objet circulaire comprenant un ardillon qui permet de fermer deux pans d’un vêtement (voir figure : fermail, bronze, fin du 12ème siècle). Les fermaux apparaissent dans la seconde moitié du 12ème et étaient très appréciés jusqu’au 15ème siècle. Sous Philippe-Auguste, ils sont faits dans les mêmefermail-bronze-fin-du-12eme-siecle-1.jpgs matières que la boucle de ceinture : en bronze principalement, parfois doré, en argent ou en or. Il est parfois accompagné de pierres précieuses : « Fermail d'or a son col fermer, ovrée a pierres precieuses » (Le Chevalier à la Charette de Chrétien de Troyes, 1180). Les fermaux retrouvés pour cette époque comportent tous des motifs zoomorphiques comme des lions, des animaux fantastiques voir même des singes. Les fermaux ne mesurent que quelques centimètres.

Grâce aux quelques pièces archéologiques qui nous sont parvenues et aux sources textuelles on peut voir que le fermail est avant tout un objet riche, de luxe et donc porter par une certaine classe de la population. Ce sont des objets pratiques mais également d’apparat, de véritables pièces d’orfèvrerie que seuls des personnages avec des moyens peuvent s’acheter. Mais les pièces archéologiques sont rares pour la fin du 12ème et le début du 13ème siècle et les enluminures et les sculptures montrent peu cet objet alors que le reste du 13ème siècle en est très fourni. Ceci nous montre bien que l’objet se démocratise lentement mais n’est pas non plus extrêmement répandu. Ce qui conforte l’idée que seules les riches personnes en possédaient.

On retrouve également le terme de nosche dans les sources textuelles, ce qui semble être à première vue un synonyme de fermail. Seulement on faitpsautier-de-fecamp.jpg mention de cet objet, même s’il est peu cité dans les textes, pour attacher le mantel : « sa noische ferme l'atache de son mantel, qui ne se meuve » (Le Roman de Galerent de Renaut, début du 13ème siècle). Et si on regarde les sculptures et les enluminures on peut remarquer que le manteau, et uniquement ce vêtement, est parfois fermé par une broche. Donc si l'on en croit les sources textuelles et iconographiques la nosche correspondrait à la broche. Ces broches sont de formes circulaires ou quadrilobées et possède une agrafe  sur la face intérieure pour permettre de fixer le vêtement (voir figure : Psautier de Fécamp, France, vers 1180). Ils sont toujours portés par des personnages riches et sont donc dans des matériaux onéreux : métaux dorés, argent, or, pierres précieuses etc. Ils semblent que des pièces en relief y sont parfois soudées comme des billes faites dans des métaux précieux par exemple. Ils sont plus gros que les fermaux, sans doute dans les environs de 10 cm de diamètre.

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